Lone Wolf and Shaw: Secret service of the imperial court  posté le vendredi 25 juillet 2008 17:35

baby cart, leung kar-yan, ogami itto, shaw brothers, tony liu, wu-xia

Zhao Bufa est le premier officier des services secrets de l'empereur, son boulot consiste à exécuter les opposants et ennemis du jeune et oisif souverain (qui passe son temps à batifoler nu avec des donzelles tout autant vêtues). Contestant un ordre impérial, soupçonnant le perfide eunuque de vouloir "être calife à la place du calife", il verra sa tête mise à prix et sa femme assassinée. Pourchassé, Bufa devra fuir avec son jeune fils Dingdong.

Réalisé en 1984, Secret service of the imperial court est sans conteste une des dernières grandes réussites de la Shaw Brothers. A l'heure où la mode est aux comédies Kung-Fu produites par la golden harvest, Tony Liu (réalisateur du magnifiquement bis Holy flame of the martial world) préfère lorgner du côté du cinoche d'exploitation japonais des 70's et livre un quasi-remake de Baby cart (comme vous avez pu vous en rendre compte à la lecture du résumé) !

A l'instar des aventures de notre cher "Droopy sabreur", Secret service of the imperial court se démarque par un "body count" tout simplement dantesque, probablement un des plus élevès de la Shaw...Et quand on sait qu'ils ont produit des grosses boucheries comme La rage du tigre, Les 14 amazones ou Le justicier de Shanghai, inutile de préciser que ça charcle sévère ! Bref, l'ami Zhao Bufa (campé par le charismatique Leung Kar-Yan) ne fait pas dans la dentelle, tout comme le réalisateur, Tony Liu, qui accompagne nombre de coups de sabre d'un gros geyser d'hémoglobine bien rougeâtre ! Miam !
Oeuvre ultra-violente (au cas où vous n'auriez toujours pas compris !) parsemée d'innombrables morts tragiques (la tonalité est moins sèche et beaucoup plus mélodramatique que dans les Baby cart) et distillant une ambiance sombre malgré la chatoyance habituelle des décors et costumes de la Shaw Brothers, Secret service of the imperial court bénéficie, malgré quelques accélérations maladroites et 1 ou 2 effets de mauvais goût, d'une réalisation soignée et hyper dynamique. Dans le genre pêchu, on citera la course poursuite / combat dans les bois (opposant le héros à des dizaines d'adversaires) et sa succéssion de travellings latéraux filants à toute allure entre les arbres. L'indéniable dynamisme de la mise en images est soutenu par un scénario feuilletonesque riche en rebondissements...Autant dire qu'on ne s'ennuie pas une seconde pendant les 85 minutes de tueries diverses que nous propose Tony Liu.

Impossible de clore cette bafouille sans parler de ce combat final surprenant car laissant totalement de côté l'aspect "terre à terre" des autres affrontements. Ici, le héros et le vil eunnuque voltigent dans tous les sens et ne touchent le sol que pour rebondir à nouveau dans les airs...L'influence du chambarra à beau laisser place au pur WXP aérien, ce n'est pas pour autant que le réalisateur décide de mettre la pédale douce sur la viande rouge, bien au contraire: Personnages traversés de part en part, corps sectionnées en 2, membres arrachés...Ce climax hystérique et gore évoque fortement les délires graphiques de Ching Siu-Tung sur Duel to the death et, surtout, l'anthologique final de L'auberge du dragon.

Encore un excellent WXP produit par la Shaw. A conseiller avant tout aux fans des aventures d'Ogami Itto et à tout les barbares (j'en suis !) pour qui film de chevalerie chinoise ne rime pas avec drapés qui voltigent au ralenti et combats "zen" où les combattants ne font que s'effleurer à la pointe de leur épée.

Partager

Déposez un commentaire !

(facultatif)

(facultatif)

error

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (38.107.191.111) pour vous identifier.     

Aucun commentaire pour l'article:
Lone Wolf and Shaw: Secret service of the imperial court